lundi 4 novembre 2013

Rose Patagonie

Quand tu poses tes petits pieds sur les chemins moussus
Il n’y a plus guère que le vent pour m’empêcher
De te susurrer des trucs qui te feront me regarder
Avec ce petit sourire mi-fugue mi-raison
Et là je fonds comme ces glaciers patagons
Par le réchauffement de ta planète
Comme j’aime tes joues roses
Et le vent que tu flaires
Seul saura le hamac comme nous serons lassés
Affalés dedans là comme deux babiroussas
Se pourléchant
Le museau frais
Et réchauffant
Par frottement
Nos rouges couennes

dimanche 29 septembre 2013

J'attends au bord du monde si fermement

Comme hurlent les chiens aux lunes argentines
Décoction de tes nuits,
Le son de ton silence.

Qu’en inspirant tes sangs juste au fond de taorte
J’agraisse ton souffle-fil en tranches fines et fougueux,
Puis contournant cette omoplate saillante de tes eaux
Voilà c’est des jabots imagine sinon quoi
Les pépins de seins frêles où se surligne
En un douteux clic gauche de ta peau fière
Tes rimels s’entrouvrent et mes rimes, elles, s’en trouvent
De cette gaucherie-là qui dilue tes magies
C’était donc là que sonnait le glas de ces comas-ci,
Tu cervelais profond ?
Ce que peu me chauffe
Je prends ton pied et tu surcoules va !
Comme un vaisseau sombrant dans le noir supermal
Lacryphile oblivion pose ton avion
Tu es bien sur ma piste, dès lors suis droit
Ces spermaliens tatoués tu ne sais plus chez où
Mais tu t’en fous. De qui tu suppliscies que ça t’empale chaud-froid
Enfin tu souffres que je t’ouïsse scintillantes gémitations
Dévoile tout surtout, pas de ris sur l’embaume des sublimes lactances
Et ces sentes de sel
Que je lape à tes joues.

lundi 16 septembre 2013

Je reprends ce que tu m'as donné

Je l’encache en mon sein
Je l’entrouve tout gâté
Moisi pourri, mais franchement

J’aime bien

Le noir et blanc sépia instantané de tes mains
Dedans des coquillages
Perdus dispersés
Dans les petites cases en bois
De plumiers sauvages
Qu’on aura égarés
Dans ces garages aux odeurs de ciment
Qui nous font défaillir
Dedans des graviers trésors multicolores
Dedans le pieu fiché
Même pas cap plus
De me regarder
En souriant

Jaune

Je ne sais pas où tu es
mais c’est toi qui t’es perdue
Je n'en suis pas revenu

samedi 14 septembre 2013

Ô le monde de tes épaules

Arrivait que surgissent des câlins d’automne
Quand mes mains sur tes yeux et toi qui criais mais c’était pour pleurer
Surtout ne t’arrête pas berce moi de dedans jusqu’à la nuit frôlante
Si quoi tu titubais tout qui flanchait nous voilà beaux !
Cheveux mêlés aux chardons et tes jambes piquées
Urtiquant nos coeurs béants qui s’épanchaient et cela coulait
Douce, tu riais j’avais le front fendu et toi qui léchais tout ce fiel rose
Sérieuse tout à coup et la bouche maculée tu me disais de tous tes yeux
"Mais tiens toi bien !"
J’avais
Soudain
Si peur
Que tu me rendes à mes parents…

lundi 26 août 2013

Quand tu me mordras jusqu'à 100

Je serai déjà mort depuis longtemps,
Mais entre-temps tiens-toi bien
Tiens-toi bien je te dis à la fin
Nous aurons coulé en d’étranges voilées
Où seuls reposent des brouillards tordus exsangues
Comme ces veaux assassinés qu’on mâchera droit
Des flots du temps alanguis charnus
Tu auras pris goût à sucer (ce qui) ma plaie
Aux lamentinages si vermeils si ensemble profonds comme
Dégageant par un brusque désir tout alentour que moi
Preuve s’il en était
Besoin que je t’aime en somme !

J'aime pas

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Quand tu me coupes en morceaux, ça me démange,
Je sais plus me gratter tellement je suis dispersé
Mais le pire, c’est quand t’en prends un bout
Pour aller le mâchonner aux toilettes
Alors là non,
Excuse moi, mais ça c’est vraiment moche
Je trouve ça indélicat !
Après, j’ai un mal de chien à me rassembler
Et je me reconnais plus.
Je suis tout barbouillé pis après, faut que je me recouse,
J’ai jamais été bon à la broderie,
Ma grand-mère, qu’avait pourtant été dispersée plein de fois,
Ben ça se voyait pas, tellement elle était bonne à la broderie.
Mais le pire c’est quand tu rigoles
Que je me suis tout recousu mélangé,
Ben ça tu vois,
C’est pas cool.


Peinture d’Angry Whistler
trouvée .

dimanche 18 août 2013

Tout ce qui

 traîna en mondiacolor dans le ciel bleu si fade
-Mais l’a tu observé ?-

remplit de suavités les petites alcôves de méchant silence
-Mais l’entendis-tu ?-

colora les gris du jour dans ses replis noirs
-Mais l’as-tu relevé ?-

rehaussa d’un peu d’espoir ces pensers ternes du quotidien plate qui nous affligent
-Mais comment aurais-tu pu le le saisir ?-


Tout ceci
Dans la chaleur folle d’un midi sans joie

Je le vomis à tes pieds !