mardi 21 février 2017

J'irai à ton enterrement

J'irai à ton enterrement
pour y chanter
sotto voce
une douce mélopée
qui te rebercera
jusqu'au fond de tes bronches
creuses comme les troques mages
en hélicon
jusqu'à ce qu'il te revienne
que ce n'est pas toi qui es morte
mais moi
Enfin je croirai

lundi 26 décembre 2016

Au pire

Au pire tu ne trouveras
Penchant ta tête sur mon épaule de bois,
Que des spasmes de silence qui tomberont comme des rideaux foudroyés
Et comme les lambeaux de l'ombre des ifs aux margelles moussues
De ma sépulture anonyme.
Il n'y a rien à retenir,
Ni le cri des milans dans un ciel figé, si bleu à s'écorcher,
Ni cette odeur de cire ancienne remontée d'un fond d'armoires polies
Trop polies des crasses abolies d'anciennes familles
Raccouchées d'armoiries vénérées qui fleurent bon la sueur froide
Et le crime.
Ni la fraicheur des chemins creux où nous lavions nos espoirs 
si crétins 
Dans les remugles entêtants d'une boue chaude qui maculait nos bottes
Alors, on ne décèlerait, au travers dépoli de ton regard figé sur cette aurore glacée,
Que les miasmes quelques atomes éperdus fous témoins égarés
D'un amour abyssal 
Déjà sec.

samedi 5 décembre 2015

Je voulais te dire,

Quant aux dentelles saturées d'un surtoi de paroles
Enchanteresses
On n'entend rien quand tu souris,
Ça dépasse l'entendement,
Et les tramontanes
Que l'autre avait perdues dans ses jadis anciens
Sa déesse en sabots et sa princesse hellène
Mais moi, de ton babil si fertile que ferai-je vibrant
Qui émeut et noue écoeure les fils de nos émois
Le clouerai-je à mon front pour l'arborer fumant ?
L'immolerai-je au saut du lit quand tu me fredonnes folâtre
Les derniers ors de ta nuit ?
Que ferons nous de ces apesanteurs qui s'immiscent
Aux creux de ces suspens
Qui sont là
Entre ta joue
Et mon épaule
Doux et clairs comme ces silences rassurants
Et nappent l'avenir
Filons de vent !

lundi 19 octobre 2015

¡ No dejaré para mañana lo que podría hacer hoy contigo !

Más de lo necesario
Peor de lo que pensaba
De haberlo sabido, habría venido antes.
En mi casa, que son tus ojos 
Donde estos sueños poderosos que llueven a cantaros
Iremos con la alegría desnuda 
Mejor de lo que pensaba
Menos de lo necesario

¡ No dejaré para mañana lo que podría hacer hoy contigo !

dimanche 21 juin 2015

L'assaillement


J'avais dérêvé d'un trône d'or
Des stances fines et si claires
Dans l'air si redoux où flotte encore
La fragrance de ces myrrhes qui opère

J'avais alangui de vers si chlores
Qu'une constance éclaire et luisent
Dans l'heur garance où l'or fraie telle
Un mystère que tes opulences élisent
Te lèchent et closent.

Sors un peu vitupère t-il
Au narthex des romans
Où s'entrependent et sèchent encor
Relaps et satyres
Tels addicts de Sion
Qu'en leur folâtre grand-bêtise
Le souffle grabataire d'un agonisant
Pervers couchera.


Puisqu'où que j'aille,
Le vent me porte tes effluves
Et que je ne sais plus que
M'abîmer dans un soleil malade
Comme l'on sombre dans la nuit.
Jusqu'au sein de toi
Qui m'assailles.

lundi 6 avril 2015

Comparaison n'est pas raison !

dit-on.

Quand dira t-on ?

Vélorution n'est pas rution
Son agonie n'est pas ta gonie
Potimarron n'est pas si marron
Relaxation n'est pas qu'à Sion
Maigrelet n'est pas laid
Analphabète n'est pas te
Interstice n'est pas stice
Nitrogène n'est ni gêne, ni trop peu gêne
Parcimonie née par simonie
Epépiner n'est pas piner
Acrostiche n'est pas stiche
Postillon n'est pas stillon
Folichon n'est pas lichon
Glastnost n'est pas stnost
Asticoter n'est pas coter
Caraméliser n'est pas raméliser
Follicule n'est pas licule
Gastronomie n'est pas stronomie
Paraphraser n'est pas raphraser
Glissade n'est pas lissade
Et patatras n'est pas ta trace
Si ce qui s'affaisse n'est ta fesse
Décorum n'est pas qu'à Rome
Embrasser n'est pas qu'ser
Sillonner n'est pas sionner

Donc 
Floraison n'est pas qu'oraison
Ni qu'aux tisons !

mardi 17 février 2015

Soupe méridienne

Je me disais
En me voyant fumer sur mon balcon
Mais ce n'était sûrement pas moi
Moi je ne fume pas
Je quebois
Qu'avec toi j'aurais bien fait une sieste
Au fond des bois
Dans un cocon de soi
Où les fougères font des litières
Aux chemineux en mal d'émois
N'importe où où qu'les cigognes volent à l'envers
Dans les prairies d'un alpage si vert
Qu'on dirait d'autrefois
Mais ce ne serait sûrement pas toi,
Je ne sais même plus qui c'est toi
Evaporée dans les brumes d'un matin
D'autrefois
Mais alors c'est qui tu m'dirais
Si c'est pas moi ?
Qu'est-ce que j'en saurais moi ?
Ce serait pourtant
Bien charitable
Que d'opter pour la voûte
Si en ce décor c'est leste
Afin d'épargner ce pauvre lit
Vermoulu
Qui n'en peut plus.

Et l'autre con qu'a encore foutu
Du gingembre dans la soupe !