lundi 29 janvier 2018

Avec toi, contre tes seins,

Si doux,
Elus par les sommets enneigés
Rougis de givre
Où règne
Le silence amniotique
Que tu excelles
A rendre
En ce que je bois
Dans la cupule ombilicale
Où s'emmêlent
Nos vomis
Flux hauts que j'adore
Comme au creux sauvages des dolines
Effondrée ainsi que niche ta fève,
Eveillée soudain rosie
Par la chaleur du four
Bout langé
Que j' MATT !

jeudi 18 janvier 2018

Les champs du possible

Qui saurait comme moi
Transcrire de ta peau
En langue des signes
Tes détours enjoués
Que tapissent d'iridescents pollens
De matinales émeraudes
En poudre de rosée
De bleuets saphirs
Celant d'inconvenantes pensées
Et les ors qui venaient
Sans ordre ni raison ?

C'était au matin tout petit,
Entre chien et loir et loup
Assoupis et complices
Dans le même repaire
Truffes serrées
Des amitiés carnassières

Au-dessus s'étend une colline herbeuse
et encore au-delà, la prime clarté
De la nuit qui s'apaise.
L'herbe est fraiche aux jambes nues,
Et dans l'ombre de l'aube, de hautes fleurs 
En tapis de  nuées sombres,
Appellent à frôler
Leurs frêles corolles en nappes paresseuses
Longues rêveuses assoupies.

Et l'on sait que
C'est là que tu te tiens,
Dans d'illusoires tuniques de vent
Tendant une main qui invite
A glisser les pieds nus dans l'herbe matinale
Et que nous trouve
Parmi des boutons d'or couchés et consentants
Avides et désireux de ne rien manquer
Agenouillés dans les hémérocalles
Un frais soleil d'été

mardi 21 février 2017

J'irai à ton enterrement

J'irai à ton enterrement
pour y chanter
sotto voce
une douce mélopée
qui te rebercera
jusqu'au fond de tes bronches
creuses comme les troques mages
en hélicon
jusqu'à ce qu'il te revienne
que ce n'est pas toi qui es morte
mais moi
Enfin je croirai

lundi 26 décembre 2016

Au pire

Au pire tu ne trouveras
Penchant ta tête sur mon épaule de bois,
Que des spasmes de silence qui tomberont comme des rideaux foudroyés
Et comme les lambeaux de l'ombre des ifs aux margelles moussues
De ma sépulture anonyme.
Il n'y a rien à retenir,
Ni le cri des milans dans un ciel figé, si bleu à s'écorcher,
Ni cette odeur de cire ancienne remontée d'un fond d'armoires polies
Trop polies des crasses abolies d'anciennes familles
Raccouchées d'armoiries vénérées qui fleurent bon la sueur froide
Et le crime.
Ni la fraicheur des chemins creux où nous lavions nos espoirs 
si crétins 
Dans les remugles entêtants d'une boue chaude qui maculait nos bottes
Alors, on ne décèlerait, au travers dépoli de ton regard figé sur cette aurore glacée,
Que les miasmes quelques atomes éperdus fous témoins égarés
D'un amour abyssal 
Déjà sec.

samedi 5 décembre 2015

Je voulais te dire,

Quant aux dentelles saturées d'un surtoi de paroles
Enchanteresses
On n'entend rien quand tu souris,
Ça dépasse l'entendement,
Et les tramontanes
Que l'autre avait perdues dans ses jadis anciens
Sa déesse en sabots et sa princesse hellène
Mais moi, de ton babil si fertile que ferai-je vibrant
Qui émeut et noue écoeure les fils de nos émois
Le clouerai-je à mon front pour l'arborer fumant ?
L'immolerai-je au saut du lit quand tu me fredonnes folâtre
Les derniers ors de ta nuit ?
Que ferons nous de ces apesanteurs qui s'immiscent
Aux creux de ces suspens
Qui sont là
Entre ta joue
Et mon épaule
Doux et clairs comme ces silences rassurants
Et nappent l'avenir
Filons de vent !

lundi 19 octobre 2015

¡ No dejaré para mañana lo que podría hacer hoy contigo !

Más de lo necesario
Peor de lo que pensaba
De haberlo sabido, habría venido antes.
En mi casa, que son tus ojos 
Donde estos sueños poderosos que llueven a cantaros
Iremos con la alegría desnuda 
Mejor de lo que pensaba
Menos de lo necesario

¡ No dejaré para mañana lo que podría hacer hoy contigo !

dimanche 21 juin 2015

L'assaillement


J'avais dérêvé d'un trône d'or
Des stances fines et si claires
Dans l'air si redoux où flotte encore
La fragrance de ces myrrhes qui opère

J'avais alangui de vers si chlores
Qu'une constance éclaire et luisent
Dans l'heur garance où l'or fraie telle
Un mystère que tes opulences élisent
Te lèchent et closent.

Sors un peu vitupère t-il
Au narthex des romans
Où s'entrependent et sèchent encor
Relaps et satyres
Tels addicts de Sion
Qu'en leur folâtre grand-bêtise
Le souffle grabataire d'un agonisant
Pervers couchera.


Puisqu'où que j'aille,
Le vent me porte tes effluves
Et que je ne sais plus que
M'abîmer dans un soleil malade
Comme l'on sombre dans la nuit.
Jusqu'au sein de toi
Qui m'assailles.