mercredi 29 juin 2011

Langes

Foulées
Sous les langes
Des cieux clairs
La misère des anges
En scratchs et en bumpers
Vise la pâleur aux iris ahuris

Cimetières en feu carcasses incandescentes
Ils volent à cent lieues en rames indécentes

Sur son visage enfin j'irai pleurer
Dans mes champs de labeur
Personne ne vient plus
Boire les silences hybrides
Effarés et déchus
Frôler le marbre de son dos
A son oreille froide susurrer ces mots
"Sauve-toi qu'ils ne t'aigrissent
- dans l'angle mort observe-les -
Que leur morgue ne te flétrisse"

Redoute leur étrange beauté
Ces anges-là ont les ailes cassées

jeudi 16 juin 2011

Cynocéphalie

Comme un chien debout
Qui a perdu sa gueule
Et regarde passer
Des yeux vides verts vitreux
Les nuages d'un coin de l'horizon
A l'autre coin
En se disant soudain
Tiens, je m'assoirais bien !
Alors il pose son cul
Mais ça ne fait pas
Revenir sa gueule.

dimanche 13 mars 2011

Tous ces frémissements

Comme ces points
Dans l'horizon
Qui béent
Ah, tu crois qu'ils ne te
Concernent pas
Sombre-je
Pourris-je
Décalcifie-je
Frissonne-je
Expectore-je
Rends-je
Emacie-je
Fore-je
Phosphore-je
Rougeoie-je
Au couchant des pétrifiés
Comme des morges
Désenstratibulés
Qu'en grand pâmoison
Je dégorge

lundi 11 octobre 2010

Ces hâvres de douceur

Dans ton lit étendus
Extases éphémères où je fais escale
Où lors de blanches nuits
Je lis et relis
Tes constellations fines
Portulans de rousseur
Dans ton dos assoupi
Me mèneront-ils et par quel détroit
Jusqu'au trésor de l'Isle
Qu'en toi j'entrevois ?

vendredi 8 octobre 2010

Rocamboles

et fanfreluches. Programme acidulé de tes heures.
Flambées. Sources. Béquilles et oriflammes.
Frein à quoi ? Je t'offre. Distille moi. En quelle friche ?
Souffre et frousse d'été. Sombre temps d'esbrouffe.
Fors l'honneur, ah bon ? Mais que te fend-il ?
J'ouvre l'apanage des atours sirupeux d'orfraie.
Rien que ça dans ton oeil. Ecorche l'ours.Ça me va droit.
Ah, la plaie !Ça me plie fort. C'est dément. Goutte, c'est du laid.
Bon alors mais bon oui. Soit. Alors bon.
J'acquiesce et saigne pas ce que veux. Des greluches et pis quoi ?
Je renonce à dire non, sauf si, ben y'a qu'à, faut ête con !
Hein, et pis quoi ?

mercredi 14 juillet 2010

In Emma's hand

La mélancolie
S'étant assoupie
Ne restent en nos mains
Que les vestiges
De nos soucis
Petits souffles de vie
Graines noires des petits matins
Source claire de tes envies
Aux couleurs fauves
De l'ancolie.

mardi 29 juin 2010

Sans titre

Cet univers figé
Je le porte en mes paumes
Vers ton minois final
Le libre arbitre des errants
Qui dort dîne bien d'une pomme d'or
Plus personne
Non
Ne saura dire
Par la gueule des scarabées
Qui étaient ces sourires
Quand frôler une épaule vaut une existence
Dévoration d'Hespérides folles avoines
Avanies caramel de ta bouche
Mes ancêtres suspendus un instant
Aux bretelles dentelles de ta gorge plausible
Qui s'effondre en surplis
Dans mes mains de lierre
Chaque jour est une flasque
Pour oublier l'enfermement
Grilles bleues de rouille qui zèbrent ton dos
Dont nous lapons la lie
Des secondes liquides
Transpercer  ces heures entassées
N'est plus possible
Tu le vois bien
Derrière tes paupières ferrées
Il faut bien que jeunesse se casse
La tête dans un sac
Et les larmes à tes pieds