lundi 26 août 2013

Quand tu me mordras jusqu'à 100

Je serai déjà mort depuis longtemps,
Mais entre-temps tiens-toi bien
Tiens-toi bien je te dis à la fin
Nous aurons coulé en d’étranges voilées
Où seuls reposent des brouillards tordus exsangues
Comme ces veaux assassinés qu’on mâchera droit
Des flots du temps alanguis charnus
Tu auras pris goût à sucer (ce qui) ma plaie
Aux lamentinages si vermeils si ensemble profonds comme
Dégageant par un brusque désir tout alentour que moi
Preuve s’il en était
Besoin que je t’aime en somme !

J'aime pas

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Quand tu me coupes en morceaux, ça me démange,
Je sais plus me gratter tellement je suis dispersé
Mais le pire, c’est quand t’en prends un bout
Pour aller le mâchonner aux toilettes
Alors là non,
Excuse moi, mais ça c’est vraiment moche
Je trouve ça indélicat !
Après, j’ai un mal de chien à me rassembler
Et je me reconnais plus.
Je suis tout barbouillé pis après, faut que je me recouse,
J’ai jamais été bon à la broderie,
Ma grand-mère, qu’avait pourtant été dispersée plein de fois,
Ben ça se voyait pas, tellement elle était bonne à la broderie.
Mais le pire c’est quand tu rigoles
Que je me suis tout recousu mélangé,
Ben ça tu vois,
C’est pas cool.


Peinture d’Angry Whistler
trouvée .

dimanche 18 août 2013

Tout ce qui

 traîna en mondiacolor dans le ciel bleu si fade
-Mais l’a tu observé ?-

remplit de suavités les petites alcôves de méchant silence
-Mais l’entendis-tu ?-

colora les gris du jour dans ses replis noirs
-Mais l’as-tu relevé ?-

rehaussa d’un peu d’espoir ces pensers ternes du quotidien plate qui nous affligent
-Mais comment aurais-tu pu le le saisir ?-


Tout ceci
Dans la chaleur folle d’un midi sans joie

Je le vomis à tes pieds !

Remembrance

Quand j’aurai trente ans de moins,
Je coucherai les écorchures
Des champs fleuris de nos amours
Dans des cocons de soi
De nous -te souviens-tu de nos épaules
Quand elles se frôleront ?-
Qui écloront vingt ans plus tôt
Et par le cri primal
De la terreur parturiante
Je rendrai
Mon premier souffle

En forme de clin d'oeil

à Armand le poète.


































































Propositions librement inspirées par :


















et


mercredi 17 juillet 2013

"Le sang qui monte en soi"

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La grande fille se souvient
Elle était petite fille
Cela fait avec tout ça ! Ah ! C’était donc ceci !
Vois comme tout
Est si cordialement creux ! Puis
Elle essuie rageuse
Les filets alcalins
De son sourire amer
Des bribes écorchées
De collants souvenirs

« Le sang qui monte en soi »

Et même ce rouge
Aux joues qu’elle aimait
Respirer la lumière
En poudre les clartés
Fracassantes et tous ces
Devenirs à se hurler les paumes
De rire
Si tant est -qui l’entend- ? Elle aperçoit un truc
Qui picote ses yeux comme une mousse rose
Promesse revécue
De folles anguilles douces
Sous sa roche de lune

Tout baigne dans ses demains
Sanguine
Avec soin


Dessin de Antonella Montes

mercredi 29 mai 2013

Sans titre

Tu sues.

Les cartes irisées d’une moiteur opaline
Sur tes flancs qui palpitent
Forges d’airain où l’obscurité fond
Le viatique des songes
Qui me mènent
Par tes chemins poreux
Direct
Au cœur de toi.
Autour de nous l’air se fige
Mais ce sont
Qui le saura car je suis sur ton île ?
D’immenses charrois
De flores oniriques redevenues lumière
Et que je bois ta bouche fiole
Où tout est suspendu
Aux intenses bourrasques aux accents emmêlés
Comme entre chaîne et trame
Aux sanglots de nos sangs
Palpitations écloses de veines vides et pleines
Qu’on lampera soudain
Et refouleront sec
En de sublimes abandons
Caillots ténus de peine
Que dissoudra comme un onguent soyeux
L’acide délicieux de ces instants fragiles

Le regain lourd
Des champs de solitude
L’aigre chagrin
Des jours anciens.