dimanche 18 août 2013

Remembrance

Quand j’aurai trente ans de moins,
Je coucherai les écorchures
Des champs fleuris de nos amours
Dans des cocons de soi
De nous -te souviens-tu de nos épaules
Quand elles se frôleront ?-
Qui écloront vingt ans plus tôt
Et par le cri primal
De la terreur parturiante
Je rendrai
Mon premier souffle

En forme de clin d'oeil

à Armand le poète.


































































Propositions librement inspirées par :


















et


mercredi 17 juillet 2013

"Le sang qui monte en soi"

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La grande fille se souvient
Elle était petite fille
Cela fait avec tout ça ! Ah ! C’était donc ceci !
Vois comme tout
Est si cordialement creux ! Puis
Elle essuie rageuse
Les filets alcalins
De son sourire amer
Des bribes écorchées
De collants souvenirs

« Le sang qui monte en soi »

Et même ce rouge
Aux joues qu’elle aimait
Respirer la lumière
En poudre les clartés
Fracassantes et tous ces
Devenirs à se hurler les paumes
De rire
Si tant est -qui l’entend- ? Elle aperçoit un truc
Qui picote ses yeux comme une mousse rose
Promesse revécue
De folles anguilles douces
Sous sa roche de lune

Tout baigne dans ses demains
Sanguine
Avec soin


Dessin de Antonella Montes

mercredi 29 mai 2013

Sans titre

Tu sues.

Les cartes irisées d’une moiteur opaline
Sur tes flancs qui palpitent
Forges d’airain où l’obscurité fond
Le viatique des songes
Qui me mènent
Par tes chemins poreux
Direct
Au cœur de toi.
Autour de nous l’air se fige
Mais ce sont
Qui le saura car je suis sur ton île ?
D’immenses charrois
De flores oniriques redevenues lumière
Et que je bois ta bouche fiole
Où tout est suspendu
Aux intenses bourrasques aux accents emmêlés
Comme entre chaîne et trame
Aux sanglots de nos sangs
Palpitations écloses de veines vides et pleines
Qu’on lampera soudain
Et refouleront sec
En de sublimes abandons
Caillots ténus de peine
Que dissoudra comme un onguent soyeux
L’acide délicieux de ces instants fragiles

Le regain lourd
Des champs de solitude
L’aigre chagrin
Des jours anciens.

Par contre, je ne sais pas pourquoi

Ce truc est tombé, une espèce de morceau de je-ne-sais-quoi,
Il a virevolté dans l’air, et il est tombé jusqu’au fond de ce trou,
Un genre de puits, dont le fond était éclairé par le soleil.
Il était midi.
Comme dans un film au ralenti, le truc a tourné lentement sur lui-même,
Proposant tour à tour ses faces rapeuses à la lumière,
Et quand il a touché le fond, il s’est immobilisé
Après quelques derniers sursauts.
Une espèce de temps froid a pris possession de l’endroit.
Quand tu marches sur le sable de l’estran,
Tout de suite,
Une petite flaque d’eau salée se forme, au creux de ton empreinte.
Mais ce n’est pas de ta faute.
On prend un petit apéro
Pour faire semblant que c’est un jour spécial,
Mais finalement, on va se coucher tôt parce qu’il fait froid.
Je surveille ton équilibre.
Tu essaies de tenir sur la corde.
C’est bien.


jeudi 27 décembre 2012

Descente chez les muses

J'ai ressenti l'effluve, l'haleine soufrée,
Les vapeurs acides
Qui pénètrent tout
Jusqu'au fond des terreurs
Il faudra tout brûler
En habitué des lieux, je serai attendu
Et on me montrera mais si sereinement
D'un doigt qui dit à peine
La sente qui serpente
Et se vrille, éperdue
Couverte de brandons
Qui brûleront tes pieds
Tu montes chez les filles
Dont les lèvres entrouvertes
Ces royales pimbêches !
Exsudent en filets
Coulant aux commissures
Nectar et cyanure
Le verbe que je lèche

lundi 10 décembre 2012

La groma du jouir

De ces angles couchés
Sur ce grabat de lin
Et de pierre
Leurs longs cheveux  mêlés,
Comme des spaghettis
Sous le ciseau roman
Vibrant des grains de lumière
Souples mordorés cuisants
Lequel, s'éveillant comme un enfant
Qui se souvient
Et souriant t'épinglera
Dans ces abysses où la lune
T'emmènera-luminera comme une lampe sous tension ?

Je sais !

Celui qui n'ignore pas que son empan,
Mesure phare des désirs pointés
Dans la jeunesse de ses droits,
Phalanges expertes
De par la somme de tes seins,
Et de leur cime si lointains
Tes deux seins qu'une vallée, que des sentiers
Sera la chaîne d'arpenteur
Qui conduiront si douce plaine
Toi,
Les gromatici des temps anciens,
Directement,
Sans ange droit
Au jouir.