mercredi 29 mai 2013

Par contre, je ne sais pas pourquoi

Ce truc est tombé, une espèce de morceau de je-ne-sais-quoi,
Il a virevolté dans l’air, et il est tombé jusqu’au fond de ce trou,
Un genre de puits, dont le fond était éclairé par le soleil.
Il était midi.
Comme dans un film au ralenti, le truc a tourné lentement sur lui-même,
Proposant tour à tour ses faces rapeuses à la lumière,
Et quand il a touché le fond, il s’est immobilisé
Après quelques derniers sursauts.
Une espèce de temps froid a pris possession de l’endroit.
Quand tu marches sur le sable de l’estran,
Tout de suite,
Une petite flaque d’eau salée se forme, au creux de ton empreinte.
Mais ce n’est pas de ta faute.
On prend un petit apéro
Pour faire semblant que c’est un jour spécial,
Mais finalement, on va se coucher tôt parce qu’il fait froid.
Je surveille ton équilibre.
Tu essaies de tenir sur la corde.
C’est bien.


jeudi 27 décembre 2012

Descente chez les muses

J'ai ressenti l'effluve, l'haleine soufrée,
Les vapeurs acides
Qui pénètrent tout
Jusqu'au fond des terreurs
Il faudra tout brûler
En habitué des lieux, je serai attendu
Et on me montrera mais si sereinement
D'un doigt qui dit à peine
La sente qui serpente
Et se vrille, éperdue
Couverte de brandons
Qui brûleront tes pieds
Tu montes chez les filles
Dont les lèvres entrouvertes
Ces royales pimbêches !
Exsudent en filets
Coulant aux commissures
Nectar et cyanure
Le verbe que je lèche

lundi 10 décembre 2012

La groma du jouir

De ces angles couchés
Sur ce grabat de lin
Et de pierre
Leurs longs cheveux  mêlés,
Comme des spaghettis
Sous le ciseau roman
Vibrant des grains de lumière
Souples mordorés cuisants
Lequel, s'éveillant comme un enfant
Qui se souvient
Et souriant t'épinglera
Dans ces abysses où la lune
T'emmènera-luminera comme une lampe sous tension ?

Je sais !

Celui qui n'ignore pas que son empan,
Mesure phare des désirs pointés
Dans la jeunesse de ses droits,
Phalanges expertes
De par la somme de tes seins,
Et de leur cime si lointains
Tes deux seins qu'une vallée, que des sentiers
Sera la chaîne d'arpenteur
Qui conduiront si douce plaine
Toi,
Les gromatici des temps anciens,
Directement,
Sans ange droit
Au jouir.

jeudi 25 octobre 2012

Séance rose

Forger le sabre d’airain
Montrer le cap
Sans les mains
Plonger dans le métro
Sous tes reins
Faire vibrer tes anches fines
Par des placements attractifs
Stimuler ma croissance
C'est en ce rose
Que les faits s'exposent

jeudi 4 octobre 2012

Ce qui ne se fait pas

Garde ton oeil
J'accueille tes morves
Il y a des peines qui se délittent
Cours et sors et gave-les              Ces hydrolithes
Qu' encourt-on ? Qu'est le pire ?
Que leurs culs torves
Les expirent

mercredi 5 septembre 2012

Pourquoi tu crois ?

Pourquoi tu crois
Que j'aime le grand vent fou
Qui nous retourne l'âme
Comme des crêpes
Aux plafonds des chandeleurs,
Qui décalque les hirondelles
En cliquant cliquetant
Leurs petits os de dentelle
Qui ride les flaques
Comme tronches flapies
Des mamies à claques
Qui affole la mariée
Dans sa robe trop longue
Trop courte retenue d'une main
Qui s'insinue aux éoliennes
Comme ton souffle
Autour de mon cou

Pourquoi ?

C'est le meilleur moment pour détailler
Tes seins de mousseline rouge moulés !

mercredi 27 juin 2012

Cesse de soupurer, ça me tue !

Toutes ces soupures lentes vives à feu
Purulentes. Ces déblatances saigneuses en filet rouge tendre
Je n'entends que plaintres coulants qui débordent à tes dents
Pour m'acculer en plein à tes pieds ruisselants. Tu pleus.

Tes nerfs sont mes ans, pelures que tu arraches comme lys
En mon jardin. Mâche les papillons qui sortent de tes lèvres
Tu ne m'utiles pas qu'en ton corps défendant. Et je ne rêve
Plus qu'à ces lumières d'or qu'attisent l'autan noir de nos accès de fièvre.


Ces écorcheries rosses
Ainsi que corps ballants
Ebourgeonnons-les franc
Céans lançons aux cieux
Bleus trop bleus si tant bleus
Comme la mort qui meurt
Au fond de leurs prunelles
Tu sais, ces ris si clairs
Qu'on met dans l'air vibrant