Toutes ces soupures lentes vives à feu
Purulentes. Ces déblatances saigneuses en filet rouge tendre
Je n'entends que plaintres coulants qui débordent à tes dents
Pour m'acculer en plein à tes pieds ruisselants. Tu pleus.
Tes nerfs sont mes ans, pelures que tu arraches comme lys
En mon jardin. Mâche les papillons qui sortent de tes lèvres
Tu ne m'utiles pas qu'en ton corps défendant. Et je ne rêve
Plus qu'à ces lumières d'or qu'attisent l'autan noir de nos accès de fièvre.
Ces écorcheries rosses
Ainsi que corps ballants
Ebourgeonnons-les franc
Céans lançons aux cieux
Bleus trop bleus si tant bleus
Comme la mort qui meurt
Au fond de leurs prunelles
Tu sais, ces ris si clairs
Qu'on met dans l'air vibrant
mercredi 27 juin 2012
mercredi 23 mai 2012
Hors des mains battues
Je puise en quoi je puise
Dans le creux du dédain
Lape la crue des jours anciens
Et si les jouirs s'amenuisent
En ton miroir hautain
Clair cri des corps si haut
Saigne qu'ils te déprisent
Grise est ta chaîne et ton sang si faraud
Peu me chaut !
Dans le creux du dédain
Lape la crue des jours anciens
Et si les jouirs s'amenuisent
En ton miroir hautain
Clair cri des corps si haut
Saigne qu'ils te déprisent
Grise est ta chaîne et ton sang si faraud
Peu me chaut !
samedi 21 avril 2012
mardi 6 mars 2012
Pâquerettes et cigognes
Grâce à Dieu qui existera
C'est sûr, j'en mettrais
La main de mon pire
Ennemi à couper
Ô l'ombre fauve des désirs mal torchés
Laisserons palpiter je serai
Dans les replis de soie
Le sombre excipit
Qu'exsudent les excès
De tes désirs sombres
Dans les replis de toi
Et sur les doigts si loin
Ce parfum de mélasse que ne dissipent
A nos flores organiques
Tu viens ?
Je ne désire rien
(Sur l'aire des cigognes)
Qu'un brin de méridienne
Pour apaiser les liens
Neuroniques enflammés
De pâquerettes flouées
Qui ne demandaient rien...
C'est sûr, j'en mettrais
La main de mon pire
Ennemi à couper
Ô l'ombre fauve des désirs mal torchés
Laisserons palpiter je serai
Dans les replis de soie
Le sombre excipit
Qu'exsudent les excès
De tes désirs sombres
Dans les replis de toi
Et sur les doigts si loin
Ce parfum de mélasse que ne dissipent
A nos flores organiques
Tu viens ?
Je ne désire rien
(Sur l'aire des cigognes)
Qu'un brin de méridienne
Pour apaiser les liens
Neuroniques enflammés
De pâquerettes flouées
Qui ne demandaient rien...
samedi 25 février 2012
Que j'aime ton couchant
Tous ces mots
Tombés de ta poche
Logorrhée des mouchoirs
Tous ces abus
De nos gorges égotiques
Comme
Laper la bave à ton menton
Secoué des spasmes qui encochent
Tous ces suspens noirs
Et gluants
En la nuit artifice
Tu les as rendus ?
On n’attendait plus rien
Le vol avait cessé
Nous étions comme en nuit
Achalés d’éléphants
Tu dis ? Tu me défends !
Quand le jour a pâli
Que tout est bien fripé
Menu comme au tamis
Que j’aime ton couchant
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