lundi 6 avril 2015

Comparaison n'est pas raison !

dit-on.

Quand dira t-on ?

Vélorution n'est pas rution
Son agonie n'est pas ta gonie
Potimarron n'est pas si marron
Relaxation n'est pas qu'à Sion
Maigrelet n'est pas laid
Analphabète n'est pas te
Interstice n'est pas stice
Nitrogène n'est ni gêne, ni trop peu gêne
Parcimonie née par simonie
Epépiner n'est pas piner
Acrostiche n'est pas stiche
Postillon n'est pas stillon
Folichon n'est pas lichon
Glastnost n'est pas stnost
Asticoter n'est pas coter
Caraméliser n'est pas raméliser
Follicule n'est pas licule
Gastronomie n'est pas stronomie
Paraphraser n'est pas raphraser
Glissade n'est pas lissade
Et patatras n'est pas ta trace
Si ce qui s'affaisse n'est ta fesse
Décorum n'est pas qu'à Rome
Embrasser n'est pas qu'ser
Sillonner n'est pas sionner

Donc 
Floraison n'est pas qu'oraison
Ni qu'aux tisons !

mardi 17 février 2015

Soupe méridienne

Je me disais
En me voyant fumer sur mon balcon
Mais ce n'était sûrement pas moi
Moi je ne fume pas
Je quebois
Qu'avec toi j'aurais bien fait une sieste
Au fond des bois
Dans un cocon de soi
Où les fougères font des litières
Aux chemineux en mal d'émois
N'importe où où qu'les cigognes volent à l'envers
Dans les prairies d'un alpage si vert
Qu'on dirait d'autrefois
Mais ce ne serait sûrement pas toi,
Je ne sais même plus qui c'est toi
Evaporée dans les brumes d'un matin
D'autrefois
Mais alors c'est qui tu m'dirais
Si c'est pas moi ?
Qu'est-ce que j'en saurais moi ?
Ce serait pourtant
Bien charitable
Que d'opter pour la voûte
Si en ce décor c'est leste
Afin d'épargner ce pauvre lit
Vermoulu
Qui n'en peut plus.

Et l'autre con qu'a encore foutu
Du gingembre dans la soupe !

dimanche 1 février 2015

Nirvana

Quand je serai dans des vieux jours,
Je veux me lever un matin
Ce serait dans un camping
A Pouilly-en-Auxois ou je ne sais où
Dans une verdure toute ordinaire
Aux grands arbres frais de rosée du matin
Les feuilles qui gouttent et un demi soleil à colorier
Alors une grosse voisine sortirait de sa caravane
Echevelée, la robe de chambre mal nouée
D'une ceinture de mousseline rose
Et des pantoufles aux fleurs fanées
«'jour ! » qu'elle m'oserait ,
D'un petit signe de tête au sourire engageant
Après quoi, le sein haut et l'air digne
D'un pharaon sortant des toilettes,
Elle s'avancerait dans l'herbe de l'allée
Vers un improbable torchon local 
Et du pain frais pour son gros tas 
Qui ronfle encore
Et là, embrassant le silence tout neuf
De cette scène magnifique
Je me dirais qu'une forme de bonheur se cache
Là où on ne l'attend pas
Qu'il suffit parfois de respirer un bon coup
Et de regarder
En écoutant comme chantait l'autre
« Le sang qui monte en soi »...


Il nous faut regarder by Jacques Brel on Grooveshark


samedi 3 janvier 2015

Qu'alternent sans fin le jour et la nuit,
Unissant chiens et loups
Fondant un crépuscule chaque fois renouvelé
Qui effleure ton aube et ton minois joli
Encore ensommeillés

Que les vagues s'écrasent
Remontant ton échine
Sans fin,
Endlessly sur ta côte Est
Souviens-toi de Moriarty

Que subsistent les obscurs
Tréfonds des Lascaux ignorés
A jamais oubliés ainsi que s'abandonnent
Les flaques d'ombre qui te baignent
Où je mouille mes vaisseaux

Que ces voeux si évidents
Soient aussi naturels,
Comme coule l'eau claire que personne ne sait
Comme ton souffle paisible
Seul connu de ma nuit

jeudi 14 août 2014

Todo fue dicho

Ya que todo fue dicho
Entre dos golpeteos de tu corazón
Entre tu piel y la mía cuando nos estrechamos
En el trasudor del sonido durmiente de nuestros sueños mezclados
Todo fue dicho, luego todo se calló
En una especie de éxtasis absurdo
Donde cada una de tus lágrimas
Me arañaban como caricias ásperas
Me quedan sólo los esqueletos de tus sonrisas
Marchitos por las salpicaduras de nuestros miedos
Y los silencios llenos
Así como tus pulmones cuando me inhalabas,
Pero
Todo no fue hecho

lundi 11 août 2014

Du vert a reparu sur les arsins

Et ces jardins qu'on avait embrasés
Toutes ces arches effondrées
Dans des petits matins trop frais, sans toit
Bourgeonnent encore.
De l'espace nous parvient
Un signal de l'autre rive inhabitée de nos vies,
Lointaine comme un écho mouillé
Jonchée de nos passions
Regain de frissons dans les demi-sommeils
Entends ces voiles franches dans le brouillard hurlant
Qu'on s'aimait tant
Car voilà lorsque je serai archi mort de tout
Et dérouté
De toi
Mais tout dépend de ce qu'on entend
Par l'au-delà
Tu me manqueras encore



samedi 7 décembre 2013

Ces petites ridules

Autour de tes yeux
Code barre de ta sagesse
Que j’aime à scanner
Quand tu passes à la caisse
Mais cesse de râler
Pour toi ça ne coûtera rien
J’approuve la gratuité
Des transports en commun